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Annulé // ACQUA DI MARE AMARO

musique d'aujourd'hui

Mardi 24 Novembre 2020 à 19h

Salle Pierre Lamy


Tarifs :

Tarif A (détails des tarifs ici)
> PASS 5 CONCERTS



Distribution :

Francesco D’Orazio : violon
Ensemble Musicatreize
Roland Hayrabedian : direction musicale


Programme :

Sequenza VIII pour violon solo de Luciano Berio

La Luna tel pozzo pour violon solo (création française) de Luca Antignani

Cries of London pour 8 voix a cappella de Luciano Berio

La Morte meditata pour 12 voix a cappella de Lucien Guérinel

Acqua di mare amaro pour violon solo et 12 voix de Luca Antignani (commande Musicatreize 2019)


Durée : 1h

La Méditerranée, d’Orient en Occident, est une mer d’amertume. Amertume des batailles navales, amertume des querelles diplomatiques, amertume des navigateurs car mer imprévisible. Pourtant cette mer amère, féminine en français, masculine en italien, est au centre de l’imaginaire italien.

Dans l’oeuvre de Luciano Berio la mer n’est jamais éloignée, que ce soit par le voyage d’Ulysse dans son dernier opéra, Outis, en citant La Mer de Debussy dans la Sinfonia ou des pêcheurs sardes au centre de Folksongs.

Cries of London se termine par « Cry of Cries », étranges lamentations qui ne sont pas sans rappeler le « vocero » de Sicile ou de Corse.


Lucien Guérinel (qui fête ses 90 ans en 2020) est emblématique des compositeurs défendus par Musicatreize : inclassable, rétif à toute chapelle, esprit libre. La Méditerranée est au centre de bien de ses oeuvres vocales, qu’elles soient antiques (Sept fragments d’Archiloque) ou modernes (Quattro poemi di Eugenio Montale). L’Italie est présente dans cette Morte meditata, mise en musique des poèmes de Giuseppe Ungaretti écrits à la fin des années 50 suite au décès de son épouse.

Acqua di mare amaro de Luca Antignani est la mise en scène d’un paysage à la fois réel et mythique, provoquant des sensations immédiates et évoquant en même temps un imaginaire hautement poétique : le port de mer. Ce lieu, multiforme et varié, qui sent le goudron, la suie, le poisson, la salure, qui résonne de grincements de chaînes, sirènes de bateaux, clapotages
de vagues, hurlements et rigolades, dont les ruelles sont habitées par les pêcheurs, les voleurs et les prostituées, a inspiré une multitude d’écrivains, dont Dino Campana, poète maudit du début du XXe siècle et auteur d’une seule oeuvre, Canti Orfici, considérée comme le point de départ de la poésie moderne italienne.







 


Crédit photo : Christophe Abramowitz

Billetterie : au Conservatoire