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Kaléidophone

Installations sonores et visuelles


 

du 17 au 24 novembre 2018

de 9h30 à 20h30 // Salles du CRR

 

 
















Par l'atelier Kaléidophone

coordination : Hervé Bailly-Basin

 

 

Né d'une expérience interdisciplinaire initiée en 1997 par le studio électroacoustique MIA (Musiques Inventives d'Annecy), le collectif Kaléidophone explore les possibilités d’un « accord vertical » entre la musique contemporaine et les formes actuelles d’expression visuelle et plastique (infographie, vidéo, sculpture, installation…). 

 

Donnant lieu à deux spectacles musicaux présentés à l'Auditorium de Seynod, son activité a pris à partir de 2004 la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, avec une première série d'expositions d'œuvres sonores organisées à Annecy, alternativement au Conservatoire et au Musée-Château. Cette forme a suscité une longue série de collaborations entre compositeurs et « plasticiens » au sens large du terme. Interrompue au moment de la fermeture du studio MIA, l'activité du collectif a repris sur de nouvelles bases à partir de 2012 suite à une proposition d'exposition faite par Jean-Paul Odiau, directeur du Conservatoire d'Annecy, à Hervé Bailly-Basin, lui-même plasticien et « membre fondateur » de Kaléidophone.

 

Aussi est-ce sous ce label qu'a lieu l'exposition présentée chaque année dans le cadre du festival Sons d'Automne, recréant de facto le collectif autour d'un « noyau dur » constitué principalement d'enseignants-artistes du Conservatoire d'Annecy et de la section Lettres & Arts du lycée Saint-Joseph de Thônes. 

 

 

> vernissage samedi 17 novembre 2018 à 18h // 1er étage du CRR

 

 

 

 

L'édition 2018...




S(k)isyphe heureux

Patrick Avrillon (images, conception, dispositif)
Yves Robert
(musique)
Baptiste Sjöstrom
(assistant images)

> Salle 113

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sisyphe ! Affranchi du joug des dieux, tu as voulu être supérieur à ton destin et échapper à ta condition de mortel. Tu as osé défier Ceux de l’Olympe mais te voici rattrapé par leur colère et leur indignation. Condamné à un perpétuel châtiment, tu roules ton roc d’une titanesque densité vers les sommets. Est-ce le malheureux monde que tu tentes de hisser vers sa libération ?

Après les plus extrêmes efforts, te voilà tout proche du sommet, le roc hésite, oscille et finalement, invariablement dégringole vers le monde d’en bas, le monde de ceux qui finissent toujours par mourir.
A l’image du héros des temps homériques, Heureux S(k)isyphe de notre temps, tu t’affranchis des lois de la gravité pour un hédonisme alpestre, animé par la recherche d’une émotion éphémère de toute puissance. Après chaque descente, il faut remonter, réessayer encore… Sempiternelle répétition pour accéder à une sensation impossible à satisfaire.

Kuki Shuzo, philosophe japonais, pensait que Sisyphe n’était pas damné mais qu’il trouvait son bonheur dans l’accomplissement d’une tâche répétitive et sans signification.
A sa suite, Albert Camus écrivait : « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » Alors, Heureux S(k)isyphe que nous sommes, poussons notre fardeau ! Car dans une société où l’on tente de palier à l’inconvénient de mourir, d’anesthésier la mort par l’inoculation répétée ad nauseam d’injonctions à rester jeune, et (surtout) performants, notre rocher n’a pas fini de rouler !

 

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Impressions d’Afrique

Jean-François Grivet (photographie, son)
Hervé Bailly-Basin
(dispositif de visualisation)


> Salle 114

 Ouagadougou, troisième ville de la planète en nombre de deux roues qui circulent dans les artères de la ville-pieuvre : congestion, éternuement, manque de respiration, extension spatiale galopante.
Quadrillée par des routes de sable rouge, taillée au cordeau à tracer, battue par les allées et venues des motocyclettes, des scooters chinois et des vélos ravaudés.
Sable, poussière, mouchoir sur le nez ! Qu’est-ce que ce vent chaud ?
C’est l’Harmattan, le souffle du Sahel qui crache sur le Burkina son sable brique et son lot de virus.
À quoi sert d’enlever cette fine poussière, puisqu’elle revient chaque fois plus forte, nous rendant plus faible.
Ce n’est pas que de la poussière, c’est autre chose qui s’insinue plus profondément à l’intérieur.

 

 

 

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La baie des Trépassés


Hervé Bailly-Basin (vidéo « augmentée »)
Philippe Moënne-Loccoz
(musique)

> Salle 115

 

 

 

 

 

 

Cette vidéo est issue d’un plan-séquence filmé en Bretagne, face à l’océan.

Visionnant ce plan quelques mois plus tard, j’ai eu la surprise d’y entrevoir « subliminalement » des figures symétriques, semblables à d’étranges personnages, formées par l’écume dans le déferlement des vagues. Peut-être étais-je sujet à des réminiscences des symétries axiales déjà présentes dans mon installation Eaux étroites (créée en 2001 avec, déjà, une musique de Philippe Moënne-Loccoz)… à croire que le spectacle des eaux tumultueuses induit spontanément dans mon cerveau préschizophrénique des motifs analogues aux tests de Rorschach.

Mais c’est aussi à certaines évocations de Lovecraft que me font penser les figures que cette vidéo discrètement « augmentée » fait surgir de l’écume, à seule fin de les rendre visibles pour d’autres yeux que les miens.

Si les cris que Philippe Moënne-Loccoz a fait surgir du bruit de la mer amplifient et précisent l’impression ressentie, encore ces figures seraient-elles restées innommables si le souvenir ne m’était revenu, au moment de titrer cette pièce, que les images en ont été filmées dans les dangereux parages de la Pointe du Raz, en un lieu connu sous le nom éminemment lovecraftien de Baie des Trépassés.

 

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Apparitions 

Annie Clerc (sculpture et projections vidéo)
Philippe Moënne-Loccoz
(musique)


> Salle 116







 

Jusqu’à des temps récents la sculpture passait naturellement pour un art de la fixité.
Réalisées dans un style délibérément « archaïque », les cinq sculptures présentées ici démentent pourtant cette ancienne certitude : un changement s’opère, venu d’un éclairage qui, lui-même changeant, dissimule ou révèle une présence d’un autre degré, que ces formes apparemment abstraites contiennent secrètement.

Nimbée de l’aura sonore, composée pour elle par Philippe Moënne-Loccoz, la lumière donne à ces drapés de terre une sorte de transparence, laissant voir ce que toute « statue » recèle : un corps défunt qui cependant refuse la mort, et continue de respirer infiniment lentement dans l’Au-delà.

 

 

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Le plus court chemin

Philippe Astorg (vidéo)
Axel Bernolin
(musique)

 

 > Salle 117

 

 

 

 

 

 

 

 

Un groupe d’individus, un peu marginaux mènent une quête afin de trouver un raccourci dans l’univers, pour arriver à quoi, on ne le sait pas.

Après quelques scènes en extérieurs, dans lesquelles on les voit errer comme des migrants, ils s’installent pour un temps dans une usine désaffectée où ils trouvent un mort sur une chaise. En attendant le moment d’agir quant à ce cadavre, ils se livrent à diverses activités «ordinaires», mais pendant lesquelles chacun va exprimer toute son étrangeté dans des relations surréalistes.

Un film chorégraphique, tourné en 3 jours avec 21 acteurs. Le concept était de les faire participer à des ateliers animés par Philippe Astorg, qui ont permis à tous de s’exprimer avec engagement, plaisir et efficacité.

 

 

 

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Mé(Moires) III Corps textuels II

Brigitte Baldaquino (conception, images, dispositif)
Hugo Boisselon
(son)
Audrey Carvelli
(montage vidéo)

> Salle 118

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corps Textuels II fait suite à l’installation du même titre présentée à l’exposition Mé(Moires) I il y a trois ans, et à Mé(Moires) II présent à KALEIDOPHONE 2017 avec l’installatrion Cabane.

Mé(Moires) est devenu un concept évolutif qui questionne et transpose dans des dispositifs plastiques les mécanismes de la mémoire tels que nous les vivons.

Neuf dalles lumineuses posées à même le sol éclairent, sans les dévoiler, neuf portraits individuels ou de groupes qui appartiennent à la même histoire familiale. Tous ont été prélevés dans la suite d’images qui défilent en négatif dans une lisibilité déjà incertaine sur l’écran à proximité.

La disposition en carré invite le spectateur à en faire le tour pour, peut-être, tenter de saisir le mystère de ces ombres envahies par la rouille. Celle-ci engloutit lentement la précision des souvenirs qui s’inscrivent dans notre cortex quand ils sont encore proches, et emporte avec elle leurs histoires. Une invitation au voyage ou à l’errance, guidée par différents univers sonores rencontrés au hasard de notre quête.